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Mali : premier convoi de vivres depuis un an à Diafarabé, sous escorte militaire

Lundi 18 Mai 2026 - 18:00

Après un an de blocus jihadiste, Diafarabé voit enfin arriver des vivres escortés par l’armée. Un souffle d’espoir fragile dans un centre du Mali toujours sous tension.


Diafarabé : un convoi dans le silence d’un blocus jihadiste
Diafarabé : un convoi dans le silence d’un blocus jihadiste
 

Dans le centre du Mali, la localité de Diafarabé a vécu un moment rare ce week-end : l’arrivée d’un convoi de denrées alimentaires escorté par les forces armées maliennes. Riz, mil, huile et produits de première nécessité ont été distribués à une population éprouvée par plus d’une année de blocus imposé par les groupes armés.
 

Cette percée logistique, la première depuis mai 2025, a été accueillie dans une ambiance de soulagement mêlé d’émotion. Des habitants ont salué publiquement le geste des autorités, lançant des messages de gratitude comme « Bamako ne nous oublie pas » ou encore « Nous nous sentons maliens à nouveau », traduisant un profond sentiment de réintégration nationale après de longs mois d’isolement.
 

L’opération, sécurisée par un contingent de l’armée malienne, illustre la difficulté persistante de l’État à contrôler durablement certaines zones fluviales stratégiques. Les militaires ont eux-mêmes été ravitaillés sur place avant d’être relevés par une nouvelle unité, signe d’une présence encore précaire.
 

Malgré cette avancée, la situation reste loin d’être stabilisée. Le blocus, imposé par la coalition jihadiste Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin, affiliée à Al-Qaida, demeure actif durant certaines périodes, notamment en saison des pluies où les axes fluviaux redeviennent impraticables pour les convois.
 

Sur place, les populations disent vivre dans une angoisse permanente, coincées entre la pression des groupes armés et la présence militaire. Plusieurs habitants réclament désormais une réponse plus durable et plus robuste de l’État afin de mettre fin définitivement à l’isolement de la zone.
 

Cette fragilité est d’autant plus vive que la mémoire des violences reste présente : il y a un an, 23 civils avaient été exécutés dans la région. L’enquête annoncée par les autorités n’a toujours pas livré de conclusions, nourrissant frustrations et incompréhensions au sein des communautés locales.
 

Entre espoir de reprise et crainte de nouveaux blocages, Diafarabé reste suspendue à un équilibre précaire, où chaque convoi devient un événement autant qu’un test de résilience.

Félix N'Guessan

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