Menu

Le maire de Bin-houyé, Meman André Narcisse, aux populations: «Préservons nos acquis et continuons à bâtir ensemble une Côte d’Ivoire unie, »

Jeudi 5 Février 2026 - 04:36

Administrateur Général des Services Financiers, option Trésor, et ancien membre actif de l’ex-UDPCI, M. Meman André Narcisse dirige depuis 2018 la commune de Bin-Houyé sous la bannière du RHDP. À quelques jours de l’élection présidentielle, la dynamique politique et sociale de cette localité du département de Zouan-Hounien s’intensifie autour des nombreuses actions de développement engagées par la municipalité.


Le maire de Bin-houyé, Meman André Narcisse, aux populations: «Préservons nos acquis et continuons à bâtir ensemble une Côte d’Ivoire unie, »
À la tête de la commune depuis sept ans, le Maire Meman s’impose comme un acteur clé du changement local, porteur d’une vision ambitieuse pour sa région. Dans cet entretien exclusif, il revient sur son parcours, dresse le bilan de ses réalisations, évoque ses priorités à moyen terme et adresse un message de paix à la jeunesse et aux populations à la veille de la présidentielle.
 

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous engager pour Bin-Houyé et à consacrer votre énergie à son développement ?

Déjà président de l’association de la jeunesse estudiantine et scolaire de Bin-Houyé, j’ai été témoin et acteur des débuts de la communalisation de notre localité. Mon engagement ne date donc pas d’aujourd’hui, et mon statut actuel peut en être l’heureux aboutissement.

Les crises qu’a connues la Côte d’Ivoire ont profondément affecté notre commune. Tout avait été mis en lambeaux. Ces réalités m’ont motivé à m’investir pleinement pour reconstruire Bin-Houyé et redonner espoir à nos populations.

Ces derniers mois, plusieurs initiatives ont vu le jour dans la commune. Quels faits marquants retenez-vous de votre action à la tête de la mairie ?

Toutes nos actions comptent, mais je retiens particulièrement deux instruments structurants :
-Le Plan Stratégique de Développement Local,
-Le Plan Directeur d’Urbanisme, adoptés en 2022.

Grâce à ces outils, nous avons rationalisé notre gestion. Ce faisant, l’Etat en tant que premier partenaire pour leur mise en œuvre, joue pleinement sa partition en nous accordant des subventions substantielles qui ont fait passer notre budget de 150 millions FCFA à près de 600 millions FCFA aujourd’hui. D’où la réalisation de nombreux investissements concrets au profit des populations.

Parmi vos réalisations, lesquelles ont le plus transformé la vie quotidienne des habitants ?

Bin-Houyé sortait d’une période difficile. A notre arrivée, il n’y avait que le seul Centre de Santé Urbain (CSU) de la ville de Bin-Houyé pour toute la commune, avec un médecin, deux infirmiers et une sage femme. Aujourd’hui, nous disposons de cinq dispensaires ruraux réalisés par notre équipe, en plus de ce CSU que nous avons clôturé et récemment équipé d’une ambulance neuve, une première dans l’histoire de la commune.

L’éducation constitue également une priorité : nous œuvrons à éradiquer les classes en paillote. Sur le plan social, nous avons réalisé plusieurs forages dont trois dans des quartiers de la ville et procédé à l’électrification de deux quartiers de la ville.

Quels sont vos grands projets à moyen terme pour poursuivre la modernisation de Bin-Houyé ?

Notre plan stratégique identifie cinq enjeux majeurs. D’abord, la préservation de l’environnement, menacé par l’orpaillage clandestin, la déforestation et les changements climatiques. Ensuite, le renforcement des infrastructures, indispensable au développement local.

Nous travaillons également sur la promotion de l’économie circulaire et sociale et solidaire, en misant sur l’écotourisme. Le site de Dohouba figure d’ailleurs parmi nos projets prioritaires en la matière. Enfin, nous plaidons pour que Bin-Houyé devienne une préfecture, et nous poursuivons la modernisation de l’urbanisation à travers la création de nouvelles voies et aménagements.

 

Koffi Félix N'Guessan

Actualités africaines | Politique africaine | Femmes d'Afrique | Société | Economie | Le Dossier | Interview | Africa Jobs




Flux RSS