Selon plusieurs témoins, le jeune rappeur, emporté par l’ambiance et l’enthousiasme du public, aurait effectué un mouvement ayant provoqué la chute involontaire du micro. L’ingénieur du son aurait immédiatement coupé le son, interrompant la performance devant les spectateurs. Quelques secondes plus tard, l’animateur Freddy Lino Gõmn’d Nãaba prend la parole pour justifier cette décision, rappelant publiquement que le micro « coûte extrêmement cher » et que le technicien serait « le meilleur ingénieur de son en Afrique».
Une sortie jugée maladroite et surtout humiliante par de nombreux internautes. Pour beaucoup, le problème ne réside pas dans la protection du matériel, mais dans la manière dont l’artiste a été exposé devant son public. Sur une scène, un artiste peut être emporté par l’énergie du moment. Ce type d’incident arrive régulièrement dans les spectacles live à travers le monde.
Des artistes tombent parfois sur scène, d’autres plongent dans la foule ou improvisent des gestes spectaculaires sous l’effet de l’ambiance. En Côte d’Ivoire, l’artiste John Jongoss avait même plongé dans une piscine en plein spectacle sans que cela ne provoque un tel tollé. La scène fait partie du vivant, avec ses imprévus et ses excès d’émotion.
Sur les réseaux sociaux, les réactions se multiplient pour défendre le rappeur ivoirien. L’artiste Zagba le Requin a dénoncé une attitude irrespectueuse : « Toute la Côte d’Ivoire demande pardon au technicien pour son micro… mais à cause de micro vous allez rabaisser notre star ? » Même tonalité chez Kadja 302 qui a réagi avec colère : « C’est quelle foutaise ça ? »
Plusieurs internautes estiment également que l’animateur aurait dû calmer la situation au lieu de publiquement prendre position contre l’artiste. « On pouvait gérer ça en coulisses », écrit un internaute ivoirien. « Un artiste mérite du respect, surtout devant son public », ajoute un autre.
Malgré ce moment embarrassant, TRK a gardé son calme et poursuivi sa prestation avec professionnalisme. Une attitude saluée par de nombreux observateurs qui voient dans cette séquence une leçon de maîtrise de soi.
Au-delà du simple micro tombé au sol, cette affaire relance surtout le débat sur le respect dû aux artistes africains lors des grands événements culturels. Car protéger du matériel ne devrait jamais passer avant la dignité d’un artiste en pleine performance.