Lomé et Paris ont décidé de renforcer leur coopération judiciaire dans un contexte sécuritaire marqué par la montée des menaces terroristes dans la bande sahélienne et dans le nord du Togo. La rencontre tenue mercredi 13 mai à Paris entre le ministre togolais de la Justice et des Droits humains Pacôme Adjourouvi et son homologue français Gérald Darmanin a permis de définir de nouvelles priorités communes.
Les discussions ont porté sur l’entraide judiciaire, le partage d’informations sensibles, les procédures d’extradition et le renforcement de la coopération pénale internationale. Les deux parties ont également insisté sur la formation des magistrats togolais et l’appui à la modernisation des institutions judiciaires, avec l’accompagnement de l’École nationale de la magistrature française.
Pour Paris, cette coopération s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre le terrorisme et les ingérences étrangères en Afrique de l’Ouest. Gérald Darmanin a réaffirmé le soutien de la France au Togo, notamment face aux risques d’extension des groupes armés actifs dans le Sahel.
Lomé, de son côté, cherche à renforcer ses outils juridiques pour mieux combattre le financement du terrorisme, la criminalité transfrontalière et les phénomènes de radicalisation. Cette dynamique intervient dans un contexte où les régions septentrionales du pays restent sous pression sécuritaire.
Cette rencontre s’inscrit également dans la continuité des échanges bilatéraux, quelques semaines après la visite à Lomé du ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, marquant un approfondissement des relations entre les deux capitales.
Les deux pays envisagent également de renforcer les échanges d’expertise technique et la coopération opérationnelle sur le terrain judiciaire afin d’améliorer l’efficacité des réponses communes.
