Polygamie : "Une option pour les citoyens", selon Naya Jarvis

Vendredi 13 Mars 2026 - 22:49

La députée-maire de Gohitafla plaide pour reconnaître la polygamie afin de protéger les femmes vivant sans statut juridique ni droits.


Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, la députée-maire de Gohitafla, Naya Jarvis Zamblé, s’est exprimée sur le débat suscité par la question de la polygamie, appelant à dépasser, selon elle, les positions morales et théoriques pour regarder la réalité sociale en face.
 

L’élue estime qu’il est paradoxal que certains s’indignent à l’idée de donner une existence légale à la polygamie alors que les logiques contractuelles sont déjà pleinement acceptées dans le cadre du mariage civil. Elle cite notamment le choix du régime matrimonial, communauté ou séparation de biens, qui implique, selon elle, des discussions autour du patrimoine et des intérêts financiers sans que cela ne suscite de controverse particulière.
 

Pour la parlementaire, ces décisions relèvent pourtant de la même logique : celle d’un choix librement consenti par les conjoints au moment de leur union. Dans cette perspective, elle affirme que la reconnaissance juridique de "la polygamie ne devrait pas être perçue comme une obligation, mais comme une option laissée à l’appréciation des citoyens".
 

Selon Naya Jarvis Zamblé, le véritable enjeu réside dans la protection des femmes qui vivent déjà dans des unions polygamiques non reconnues par la loi. Elle souligne que beaucoup d’entre elles se retrouvent dans une grande précarité juridique, notamment en cas de séparation ou de décès de leur conjoint.
 

La députée-maire estime ainsi que le rôle de la loi doit être avant tout de protéger la dignité humaine et d’encadrer des réalités sociales existantes. À ses yeux, reconnaître juridiquement ces situations permettrait d’éviter que des femmes restent dans l’ombre, sans droits ni protection.
 

En conclusion, l’élue appelle à un débat plus lucide et moins empreint d’hypocrisie. Pour elle, protéger les intérêts patrimoniaux dans les contrats de mariage ne devrait pas primer sur la protection de la vie et de la dignité de nombreuses femmes concernées par ces unions.

Félix N'Guessan

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