À l’approche des grandes échéances scolaires, la Côte d’Ivoire retient son souffle. Comme chaque année, les examens à grand tirage s’imposent comme un moment charnière dans la vie de centaines de milliers d’élèves et de leurs familles. Pour la session 2026, ils seront plus de 1,1 million à plancher sur les épreuves du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) et du Brevet d’études du premier cycle (BEPC).
Dans le détail, 620 091 élèves de CM2 ouvriront le bal dès le mois de mai avec le CEPE, premier véritable test du parcours scolaire. Quelques semaines plus tard, en juin, 573 759 candidats en classe de 3e tenteront de décrocher le BEPC, sésame pour l’entrée au second cycle.
Au-delà des chiffres, ces examens cristallisent des attentes profondes. « Derrière chaque copie, il y a l’espoir d’une famille », rappelle Ségali Stéphane Yéwé, directeur de l’Orientation et des Bourses. Une réalité qui souligne le poids social et émotionnel de ces épreuves dans un pays où l’école demeure un puissant levier d’ascension.
Mais l’enjeu ne s’arrête pas à la réussite. Une fois les résultats proclamés, commence une autre étape, tout aussi déterminante : l’orientation. Choix de l’établissement, accès à une bourse, qualité de l’accompagnement… autant de préoccupations qui alimentent les discussions dans les foyers ivoiriens.
Face à ces attentes, les autorités éducatives entendent renforcer la transparence et l’équité. La modernisation des services, notamment à travers la dématérialisation des procédures, est présentée comme une réponse concrète pour simplifier les démarches et limiter les inégalités d’accès.
Dans cette dynamique, le ministère affiche une ligne directrice claire : faire de l’orientation et des bourses scolaires des outils de justice sociale. « Un enfant, une place, une chance », résume le directeur, comme une promesse adressée à toute une génération.
À quelques semaines des premières épreuves, l’heure est désormais à la concentration pour les candidats… et à l’espoir pour leurs familles.

