À l’approche de la Coupe du monde de football 2026, prévue du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique, la bataille de diffusion s’intensifie en Côte d’Ivoire. Deux acteurs majeurs du paysage audiovisuel, Nouvelle Chaîne Ivoirienne (NCI) et le Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI), revendiquent chacun un rôle central dans la retransmission de la compétition.
NCI se positionne comme diffuseur principal, avec un dispositif ambitieux : 44 matchs annoncés, dont ceux des Éléphants de Côte d'Ivoire, mais aussi les affiches majeures et les rencontres impliquant les sélections africaines. La chaîne privée mise sur une diffusion multiplateforme — TNT (canal 4), bouquets satellites, application MyNCI TV et même la radio via Nostalgie — pour toucher un public le plus large possible.
De son côté, le groupe RTI affirme également détenir les droits de diffusion. Dans un communiqué publié le 1er mai 2026, il annonce une retransmission simultanée sur La3, Radio Côte d’Ivoire et sa plateforme numérique RTI Play. Une stratégie qui vise à capitaliser sur son ancrage historique et sa couverture nationale.
Au-delà de cette rivalité, les téléspectateurs ivoiriens devraient bénéficier d’une accessibilité accrue aux matchs, dans un contexte où le Mondial 2026 marque une révolution avec son format élargi à 48 équipes. Parmi elles, la Côte d’Ivoire, engagée dans sa troisième participation, nourrit de grandes ambitions.
Placés dans un groupe relevé avec l’Allemagne, l’Équateur et Curaçao, les Éléphants, dirigés par Emerse Faé, entreront en lice le 13 juin face à l’Équateur, avant d’affronter l’Allemagne le 20 juin, puis Curaçao le 25 juin. La liste officielle des joueurs est attendue le 15 mai, un moment clé qui lancera véritablement la ferveur autour de la sélection.
Entre innovations technologiques, concurrence médiatique et attentes sportives, la diffusion du Mondial 2026 en Côte d’Ivoire s’annonce comme un événement à part entière, au-delà même des terrains.

