À l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, les souvenirs des navettes électriques « Bluebus » restent vivaces. Lancés en grande pompe le 16 octobre 2013 par le Président Alassane Ouattara, ces bus 100 % électriques, financés par le groupe Bolloré, symbolisaient alors une avancée majeure en matière de mobilité durable sur les campus universitaires en Afrique.
Avec leurs stations internes et leur alimentation combinant énergie solaire et batteries de nouvelle génération, les Bluebus avaient transformé les déplacements des étudiants et du personnel administratif. À l’époque, cette initiative avait été saluée comme une innovation écologique et un soulagement concret face aux longues distances sur le vaste espace universitaire.
Cependant, depuis l’arrivée de la COVID-19 en 2020, le service a été suspendu, officiellement pour limiter les regroupements et la propagation du virus. Si la pandémie a depuis reculé, les bus électriques, eux, ne sont jamais revenus en circulation, laissant un vide dans l’organisation des déplacements sur le campus.
Aujourd’hui, de nombreux étudiants expriment leur incompréhension et leur frustration face à cette absence prolongée. Pour eux, ces navettes représentaient non seulement un moyen de transport efficace et gratuit, mais aussi une solution adaptée aux réalités d’un campus en pleine expansion.
Dans les couloirs de l’université comme sur les réseaux sociaux, les appels se multiplient pour un retour rapide du dispositif. Certains étudiants espèrent même une modernisation du service, avec davantage de bus et une couverture élargie des parcours internes.
Au-delà de la nostalgie, cette demande traduit un besoin concret d’amélioration des conditions de vie universitaire. Les Bluebus, autrefois symbole d’innovation et de modernité, sont désormais perçus comme un acquis à restaurer pour répondre aux défis actuels de mobilité étudiante.
