Les entreprises publiques ivoiriennes confirment leur résilience, malgré un contexte économique exigeant. À fin décembre 2025, leur chiffre d’affaires cumulé provisoire s’établit à 4 728,3 milliards de FCFA, en progression de 1,2 % par rapport à 2024. Une performance rendue publique par le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, à l’issue du Conseil des ministres du 29 avril 2026 à Abidjan.
Ce niveau d’activité traduit un taux de réalisation budgétaire de 100,4 %, signe d’une exécution maîtrisée des prévisions. Le résultat net cumulé affiche un excédent de 240,3 milliards de FCFA, dépassant de 12 % les objectifs fixés (213,6 milliards). Toutefois, ce résultat accuse une légère baisse de 1 % comparé à 2024, où il atteignait 242,8 milliards de FCFA.
Les perspectives pour 2026 restent encourageantes, avec un résultat net prévisionnel estimé à 246,3 milliards de FCFA, soit une hausse de 2 % par rapport à 2025. Cette dynamique témoigne d’une volonté de consolidation des performances et d’optimisation de la gestion des entreprises publiques.
Néanmoins, des défis structurels persistent. L’analyse des données budgétaires révèle que 11 entreprises présentent des fonds propres inférieurs à la moitié de leur capital social. Une situation préoccupante qui appelle une recapitalisation globale estimée à 39,07 milliards de FCFA, dont 28,9 milliards à la charge de l’État.
Entre consolidation des acquis et nécessité de réformes, les entreprises publiques ivoiriennes restent au cœur des enjeux économiques et financiers du pays.

