À Bamako, la capitale malienne reste sous haute surveillance après une série d’attaques coordonnées ayant visé plusieurs sites stratégiques du pays. Depuis ces événements, l’armée multiplie les patrouilles dans les quartiers et zones périphériques, notamment autour de l’aéroport de Sénou, où des échanges de tirs ont récemment été signalés.
Dans plusieurs secteurs de la ville, les habitants décrivent un climat d’angoisse et de méfiance. Des opérations de ratissage sont menées par les forces armées maliennes à la recherche d’éventuels suspects, tandis que des cas d’arrestations jugées arbitraires et des actes de justice populaire ont été rapportés. Des erreurs d’identification alimentent également les tensions, certaines personnes ayant été prises à tort pour des combattants armés.
La situation est aggravée par la diffusion de rumeurs et de fausses alertes ayant conduit, par endroits, à la suspension temporaire des cours dans certains établissements scolaires. Dans ce contexte fragile, les autorités appellent la population à la vigilance, au respect des consignes de sécurité et à la collaboration avec les forces de défense via des signalements responsables.
Par ailleurs, l’annonce d’un possible blocus sur la capitale par un groupe affilié à Al-Qaïda accentue les inquiétudes. Alors que Bamako s’apprête à accueillir des funérailles nationales après la mort du Ministre de la Défense Sadio Camara, la capitale malienne demeure suspendue entre opération sécuritaire, psychose collective et incertitude sur l’évolution de la crise.

