La recrudescence des attaques djihadistes au Mali met à l’épreuve la coopération sécuritaire entre Bamako, Ouagadougou et Niamey. Engagés dans la mise en place d’une force conjointe pour contrer la menace terroriste, les dirigeants Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani restent pourtant silencieux, alors que le Mali subit de lourdes pertes.
Ce mutisme intervient à un moment crucial, où l’activation concrète de cette force unifiée apparaît plus que jamais nécessaire. Pour de nombreux observateurs, la situation actuelle pourrait constituer un test grandeur nature de cette alliance militaire, appelée à démontrer sa capacité de réaction rapide et coordonnée.
Mais ce silence pourrait aussi traduire une phase de préparation stratégique. Face à l’intensification des attaques au Mal i, le Burkina Faso et le Niger pourraient redouter une extension de la menace sur leurs propres territoires. Dans ce contexte, la priorité serait donnée au renforcement des dispositifs de défense internes avant toute communication officielle.
Entre attente d’une riposte collective et crainte d’un embrasement régional, l’absence de prise de parole nourrit les interrogations sur la solidité et la réactivité de cette alliance sahélienne.

