Réuni le 29 avril 2026 au palais présidentiel d’Abidjan-Plateau, le Conseil des ministres, sous la présidence de Alassane Ouattara, a franchi un cap décisif dans la modernisation du transport aérien national. Trois décrets majeurs ont été adoptés afin de revoir en profondeur les redevances appliquées aux passagers et aux opérations aéroportuaires.
Présentant ces décisions, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a précisé que les textes modifient des dispositifs datant de 2003, 2008 et 2018. L’objectif affiché est clair : simplifier, harmoniser et rendre plus compétitif le système tarifaire ivoirien, tout en le mettant en phase avec les standards régionaux.
Cette réforme s’inscrit dans le prolongement de l’acte communautaire adopté en décembre 2024 par la CEDEAO, qui vise à uniformiser les politiques de redevances aéronautiques dans l’espace ouest-africain. En s’alignant sur ce cadre, Abidjan entend renforcer sa cohérence avec ses partenaires régionaux et améliorer son attractivité.
Concrètement, les nouvelles dispositions introduisent une baisse et une uniformisation des principales redevances, notamment celles liées aux passagers, à la sûreté et à la sécurité. Une réduction significative de 25 % est accordée pour les vols intra-CEDEAO, tandis que les liaisons domestiques, africaines hors CEDEAO et intercontinentales bénéficient également d’un allègement global des charges.
Au-delà de l’harmonisation régionale, cette réforme vise à stimuler l’ensemble du secteur. Elle devrait soutenir la compétitivité de Air Côte d'Ivoire, encourager les investissements et accroître le trafic aérien. En réduisant les coûts pour les compagnies et les passagers, le gouvernement ambitionne de positionner durablement la Côte d’Ivoire comme un hub stratégique du transport aérien en Afrique de l’Ouest.

