Dans un contexte sécuritaire toujours tendu au Sahel, le Burkina Faso renforce son dispositif de prévention avec le lancement de l’opération Wibga 2. Annoncée par le ministère de la Sécurité, cette initiative vise à intensifier la surveillance sur l’ensemble du territoire, en réponse notamment aux récentes attaques coordonnées dans la sous-région.
Au cœur de cette stratégie, les autorités misent sur une approche participative, appelée « coproduction de la sécurité ». Les populations sont ainsi invitées à signaler tout comportement suspect, en particulier autour des sites sensibles tels que les casernes, les aéroports ou les bâtiments administratifs.
Dans les quartiers de Ouagadougou, cet appel semble trouver un écho. Plusieurs habitants affirment avoir renforcé leur vigilance, tout en insistant sur la ضرورة de préserver la cohésion sociale. Observer son environnement, échanger avec ses voisins et alerter les forces de sécurité en cas de doute sont désormais perçus comme des gestes essentiels.
Le gouvernement met également en garde contre certains signaux jugés préoccupants, comme l’achat de produits pouvant servir à la fabrication d’explosifs ou l’installation d’individus discrets refusant tout contact avec leur entourage.
Cependant, l’application de ces mesures suscite des interrogations, notamment chez les commerçants, qui redoutent des confusions entre comportements suspects et situations ordinaires.
Entre prévention et vigilance accrue, Wibga 2 fait du citoyen un acteur clé de la sécurité nationale, dans un pays confronté à une menace persistante.

