L’efficacité du système judiciaire ivoirien contribue au renforcement de l’État de droit et à la protection des libertés individuelles et publiques. Elle joue également un rôle clé dans l’attractivité économique du pays, en sécurisant les acteurs économiques et les investisseurs.
Depuis 2011, la Côte d’Ivoire a modernisé ses infrastructures judiciaires. Le bilan gouvernemental révèle la réhabilitation et l’équipement de 28 tribunaux et résidences, ainsi que de 2 cours d’appel. Par ailleurs, 7 nouvelles juridictions ont été construites et équipées, dont les cours d’appel de Daloa et Korhogo, les tribunaux de première instance de San Pedro, Bingerville et Abobo, ainsi que des sections détachées à Guiglo et Issia. Les sièges du Tribunal de commerce d’Abidjan et de la Cour d’appel de commerce ont également été aménagés.
Le pays a également investi dans la formation judiciaire avec la construction de l’Institut national de formation judiciaire (INFJ) à Yamoussoukro en 2021 et la création d’un Centre de formation continue à Abidjan. Ces infrastructures rapprochent la justice des populations et renforcent le système judiciaire et pénitentiaire tout en promouvant les droits de l’Homme.
Le Premier Ministre, Robert Beugré Mambé, avait souligné lors de l’inauguration du tribunal de Bingerville que 55,7 milliards FCFA avaient été consacrés au secteur de la justice à travers les Contrats de désendettement et de développement (C2D). Depuis la fin de la crise de 2011, le pays s’emploie à bâtir un système judiciaire équitable et efficace.
Selon le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Sansan Kambilé, « la mise à disposition de ces infrastructures témoigne des remarquables progrès réalisés par notre pays au cours de la dernière décennie ». Le taux de couverture géographique des départements en juridiction atteint 42,6 % en 2025, tandis que le taux de traitement des dossiers dans les juridictions s’élève à 74,1 % en 2023 et le traitement des plaintes de violation des droits de l’Homme à 89,7 % en 2024.
Le renforcement judiciaire se poursuit avec la création de nouvelles structures spécialisées, comme le Pôle Pénal Économique et Financier en 2020 et l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs criminels (AGRAC) en 2022. L’AGRAC, chargée de gérer et valoriser les biens saisis dans le cadre des procédures pénales, a organisé 16 ventes aux enchères depuis sa création, dont 12 en 2025.
Ces avancées s’accompagnent de réformes législatives et constitutionnelles, d’une réorganisation des institutions judiciaires suprêmes et d’une amélioration des statuts des professionnels de justice. Elles permettent d’accroître l’efficacité du système judiciaire et de renforcer la protection des droits en Côte d’Ivoire.

