Au Mali, le conflit ne se limite plus aux affrontements armés. Il se joue aussi sur le terrain de l’information, où chaque camp tente d’imposer son récit. Le ministère russe de la Défense a récemment diffusé des images présentées comme des opérations contre des groupes armés touaregs, après le retrait de l’unité paramilitaire « Africa Corps » de Kidal. Ce départ fait suite à des attaques coordonnées menées le week-end dernier par des groupes djihadistes.
Sur le terrain, les combats se poursuivent dans plusieurs zones du nord. Des groupes armés affirment viser des villes stratégiques comme Gao, Tombouctou et Ménaka. En parallèle, les autorités maliennes conservent le contrôle de Bamako, tout en reconnaissant la fragilité de la situation.
Dans cette crise, une alliance inédite entre le JNIM, affilié à Al-Qaïda, et certains groupes touaregs accentue la pression. Les offensives ont déjà causé plusieurs victimes, dont une haute figure de la transition, plongeant le pays dans une incertitude croissante.

