La Confédération africaine de football pourrait revoir sa copie pour la CAN 2027. Initialement confiée à un trio inédit — Ouganda, Kenya et Tanzanie — l’organisation de la compétition est fragilisée par d’importants retards dans les préparatifs. Selon des informations relayées par Le Monde, un scénario alternatif est à l’étude, consistant à confier l’événement à un seul pays.
Au cœur des préoccupations, un constat préoccupant : aucun des trois pays ne disposerait encore d’un stade conforme aux normes de catégorie 4 exigées pour une compétition majeure. Les retards touchent aussi bien les infrastructures sportives que les dispositifs d’accueil, de transport et d’hébergement. Si la Tanzanie semble mieux positionnée, l’organisation conjointe reste un défi logistique de taille.
Dans ce contexte, l’option Afrique du Sud apparaît comme la plus naturelle. Forte de son expérience de la Coupe du monde 2010, elle dispose d’infrastructures éprouvées comme le FNB Stadium ou le Moses Mabhida Stadium, capables d’accueillir des compétitions de grande envergure.
Mais une autre piste crédible émerge : la Côte d'Ivoire. Hôte de la dernière CAN, le pays a récemment démontré son savoir-faire organisationnel et la qualité de ses infrastructures modernes, notamment à Abidjan, Bouaké, Yamoussoukro et San Pedro. Le succès logistique et populaire de cette édition renforce sa crédibilité comme solution de repli rapide et efficace.
D’autres options, comme un report à 2028 ou une réorganisation partielle, restent envisageables. Mais pour la CAF, l’enjeu est clair : sécuriser au plus vite une organisation fiable. Dans cette course contre la montre, Afrique du Sud et Côte d’Ivoire s’imposent comme des valeurs sûres.

