Réuni en Conseil des ministres ce jeudi 8 mai 2026, le gouvernement guinéen a dévoilé les grandes orientations fixées par le président de la Transition, le général Mamadi Doumbouya, pour l’organisation des prochains examens nationaux. Par la voix du porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, l’exécutif affirme vouloir rompre avec les insuffisances constatées lors des précédentes sessions.
Le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’une organisation « sans improvisation » sur l’ensemble du territoire national. Les ministères en charge de l’éducation sont ainsi appelés à renforcer la planification, la logistique et la coordination afin d’assurer un déroulement fluide des épreuves, de l’ouverture des centres jusqu’à la proclamation des résultats.
Autre point central des instructions présidentielles : la réduction significative des délais de correction et de traitement des copies. Le gouvernement entend accélérer la publication des résultats, jugés trop tardifs par le passé, afin de limiter l’attente et l’angoisse des candidats et de leurs familles.
Par ailleurs, la possibilité de réintroduire une session de rattrapage au baccalauréat a été évoquée. Une mesure encore à l’étude, mais fortement souhaitée par plusieurs acteurs du système éducatif. Toutefois, l’exécutif précise que cette option sera strictement encadrée afin de préserver l’exigence de mérite et d’éviter tout nivellement par le bas. Elle viserait uniquement les candidats proches de la moyenne, sur la base de critères académiques rigoureux.
À travers ces orientations, les autorités affichent leur volonté de faire de la session 2026 une édition de référence, marquée par la discipline, la transparence et la performance administrative.

