Le CLANOH entre dans une nouvelle phase après cette Assemblée générale élective. Quelle est votre vision personnelle pour les trois prochaines années à la tête du club ?
Ma vision est claire : faire du CLANOH une organisation structurée, crédible et capable de produire un impact concret sur notre territoire.
Nous voulons transformer une dynamique communautaire en un véritable levier de développement. Cela passe par trois priorités : renforcer notre organisation interne, lancer des projets structurants à forte utilité économique et sociale, puis construire un modèle durable capable de mobiliser, sur le long terme, les compétences et les ressources de notre communauté.
Au cours des trois prochaines années, nous voulons faire du CLANOH un cadre où les idées deviennent des projets, où les compétences se transforment en opportunités et où la solidarité produit des résultats visibles pour Prikro.
Notre ambition n’est pas simplement d’exister en tant qu’association, mais de devenir un acteur organisé du développement local.
Vous avez été élu sur la base de votre expertise en structuration financière et en développement de projets. Comment comptez-vous mettre ces compétences au service du développement du département de Prikro ?
Le développement d’un territoire nécessite aujourd’hui plus que de bonnes intentions. Il faut de la structuration, de la méthode ainsi que des mécanismes solides de financement et de gouvernance.
L’expérience que j’ai acquise dans la structuration financière et le développement d’écosystèmes d’investissement sera mise au service du CLANOH afin d’aider le club à bâtir des projets viables, transparents et durables.
Notre objectif est de créer des modèles capables de mobiliser les ressources locales, la diaspora, les compétences et les partenariats autour de projets concrets.
Nous voulons notamment développer une approche fondée sur des projets structurants, avec des mécanismes de participation clairs, une gouvernance rigoureuse et une logique d’impact mesurable.
L’idée est simple : permettre à la communauté des leaders Anoh de ne plus seulement soutenir le développement, mais d’y participer activement de manière organisée.
Le club annonce un passage d’une logique de mobilisation à une logique de résultats. Concrètement, quels changements immédiats les membres peuvent-ils attendre dans le fonctionnement du CLANOH ?
Les membres verront rapidement une évolution dans la manière dont le club fonctionne, ainsi que dans la qualité de l’organisation.
Nous allons renforcer la structuration interne du club, clarifier les responsabilités, améliorer le suivi des activités et instaurer une culture davantage orientée vers l’exécution et les résultats.
Concrètement, cela se traduira par :
- un fonctionnement plus organisé ;
- des projets mieux structurés ;
- un meilleur suivi des décisions ;
- davantage de communication et de transparence ;
- ainsi qu’une implication plus active des membres dans les initiatives du club.
Nous voulons que chaque membre puisse constater concrètement l’évolution du CLANOH et sentir qu’il participe à une dynamique sérieuse et utile.
Parmi les axes prioritaires figurent les secteurs économique, agropastoral et entrepreneurial. Quels types de projets structurants envisagez-vous de lancer en priorité ?
Nous travaillons actuellement sur plusieurs pistes de projets liés au potentiel économique et agricole du territoire.
L’une des priorités sera de développer des initiatives agropastorales structurées, capables de créer de la valeur locale, d’encourager l’entrepreneuriat et de générer des opportunités pour les membres et les jeunes.
Nous envisageons également des projets collectifs autour de la transformation locale, de la valorisation des produits agricoles et du développement d’activités génératrices de revenus.
Mais notre approche sera progressive et rigoureuse. Nous voulons d’abord lancer des projets réalistes, bien structurés et maîtrisés, avant d’envisager une montée en puissance.
L’objectif n’est pas de multiplier les annonces, mais de construire des initiatives durables et crédibles.

