À Abidjan, l’Office national de l’assainissement et du drainage (ONAD) a annoncé une enveloppe d’environ 5 milliards de FCFA dédiée aux activités de drainage des eaux pluviales pour l’année 2026. L’information a été donnée ce mardi 21 avril à Abidjan-Plateau par Ahou Konan, directeur d’exploitation de l’institution, lors de la tribune hebdomadaire « Tout Savoir Sur », organisée par le Centre d’Information et de Communication Gouvernementale (CICG).
Selon lui, cette enveloppe s’inscrit dans la continuité des efforts engagés par l’État en matière d’assainissement urbain. Entre 2014 et 2025, plus de 67 milliards de FCFA ont été investis dans la réalisation d’ouvrages de drainage, dont plus de 95 % au profit du District autonome d’Abidjan. En parallèle, l’entretien de ces infrastructures mobilise en moyenne 10 milliards de FCFA chaque année, un montant appelé à augmenter avec la multiplication des ouvrages.
Ahou Konan a également précisé que les besoins globaux en financement pour le drainage à l’horizon 2030 sont estimés à environ 1 100 milliards de FCFA, dont 41 % concernent Abidjan. Cette projection traduit l’ampleur des défis liés à la gestion des eaux pluviales dans un contexte d’urbanisation rapide et de changements climatiques.
Plusieurs partenaires techniques et financiers accompagnent déjà ces efforts. La Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD) financent notamment le Projet d’assainissement et de résilience urbaine (PARU) ainsi que le Projet d’assainissement et d’amélioration du cadre de vie d’Abidjan (PAACA), en cours de mise en œuvre.
Pour la saison des pluies, l’ONAD met chaque année en place un plan d’action spécifique. Celui-ci comprend l’entretien des ouvrages critiques, le curage ponctuel des caniveaux, le traitement des points sensibles dans les communes d’Abidjan ainsi que des campagnes de sensibilisation des populations afin de réduire les risques d’inondation.

