À Berlin, la communauté internationale tente de remettre le Soudan au cœur de l’agenda mondial. Alors que le conflit entre l’armée et les paramilitaires des FSR entre dans sa quatrième année, les besoins humanitaires explosent, dans ce que l’Organisation des Nations unies qualifie de pire crise actuelle.
Objectif affiché : dépasser le milliard de dollars promis lors de la précédente conférence de Londres. Le chef de la diplomatie allemande, Johann Wadephul, espère une mobilisation accrue malgré une attention médiatique jugée insuffisante par l’Union africaine.
L’absence des belligérants souligne toutefois les limites de l’exercice. Les États-Unis, pointés du doigt pour leur retrait relatif, assurent rester engagés financièrement et diplomatiquement. Washington plaide désormais pour une trêve humanitaire de trois mois, première étape vers un cessez-le-feu durable et une transition politique.
