Élu à l’issue du scrutin présidentiel du 12 avril 2026, Romuald Wadagni s’apprête à prendre les rênes du Bénin. Ancien ministre de l’Économie et des Finances, il incarne la continuité des réformes engagées sous son prédécesseur, Patrice Talon.
Né le 20 juin 1976 à Lokossa, Romuald Wadagni est un expert-comptable de formation. Diplômé de Harvard Business School et de l’Université de Grenoble, il a bâti une solide carrière internationale au sein du cabinet Deloitte. Pendant près de deux décennies, il évolue entre la France, les États-Unis et plusieurs pays africains, devenant en 2012 l’un des plus jeunes associés du groupe. Spécialiste des normes comptables internationales et des marchés financiers, il s’impose comme une référence dans les milieux économiques.
Sa carrière politique débute en 2016, lorsque Patrice Talon le nomme ministre de l’Économie et des Finances. Il occupera ce poste stratégique pendant dix ans, dont une partie avec le rang de ministre d’État. À ce poste, il mène une politique rigoureuse d’assainissement des finances publiques, renforce la crédibilité du Bénin sur les marchés internationaux et pilote plusieurs opérations financières majeures, notamment des émissions d’eurobonds. Sous sa gestion, le pays améliore ses notations financières et affiche une croissance économique soutenue, y compris durant la crise liée à la Covid-19. Il joue également un rôle actif au sein d’institutions régionales comme l’UEMOA et la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO, consolidant son image de réformateur et de technocrate influent.
Candidat soutenu par la majorité présidentielle, Romuald Wadagni remporte l’élection présidentielle de 2026 avec plus de 94 % des suffrages exprimés. Son accession au pouvoir est perçue comme un choix de continuité et de stabilité, dans un pays engagé depuis une décennie dans des réformes économiques structurelles. Il succédera officiellement à Patrice Talon, avec à ses côtés la vice-présidente Mariam Chabi Talata.
À la tête du Bénin, Romuald Wadagni devra transformer ses succès économiques en progrès sociaux tangibles, notamment en matière de création d’emplois pour les jeunes, de réduction des inégalités, de modernisation des infrastructures et de renforcement de la sécurité, en particulier dans le nord du pays. Technocrate respecté devenu chef d’État, il ouvre ainsi une nouvelle page politique pour le Bénin, avec l’ambition de consolider les acquis tout en répondant aux attentes sociales croissantes de la population.

