Les tensions entre l’Iran et les États-Unis restent vives malgré des signaux diplomatiques contradictoires. Téhéran a menacé de bloquer totalement les exportations et importations dans le golfe Persique, la mer d’Oman et la mer Rouge si Washington ne lève pas son blocus sur les ports iraniens.
Selon le chef du commandement des forces armées iraniennes, Ali Abdollahi, cité par la télévision d’État, le maintien des restrictions américaines constituerait un “prélude” à la rupture du cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril. Il affirme que l’Iran “agira avec fermeté pour défendre sa souveraineté nationale et ses intérêts”.
Dans le même temps, les États-Unis ont commencé à bloquer les navires à destination ou en provenance des ports iraniens, accentuant les tensions régionales. Malgré cette escalade, Donald Trump a déclaré sur Fox Business que la guerre était “presque terminée” et qu’un nouveau cycle de négociations pourrait s’ouvrir dans les prochains jours, possiblement à Islamabad.
Des responsables régionaux évoquent par ailleurs un “accord de principe” entre les deux pays pour prolonger le cessez-le-feu de deux semaines, alors que celui-ci doit expirer le 22 avril. Les efforts diplomatiques se poursuivent donc dans un climat incertain, entre menaces militaires et tentatives de désescalade.

