Une quinzaine de migrants expulsés des États-Unis ont été transférés à Kinshasa ce vendredi à l’aube, dans le cadre d’accords migratoires impliquant des pays tiers. Originaires d’Amérique latine, ils ne seront pas immédiatement reconduits vers leurs pays d’origine, selon leur conseil juridique, et devraient rester provisoirement sur place.
Ces transferts s’inscrivent dans une stratégie de États-Unis visant à accélérer les expulsions en s’appuyant sur des partenaires étrangers, notamment en Afrique. Une pratique qui suscite de vives critiques, d’autant que certains migrants concernés disposaient de décisions judiciaires américaines interdisant leur retour.
Actuellement logés dans un hôtel de la capitale congolaise, ils attendent l’évolution de leur situation. L’Organisation internationale pour les migrations pourrait leur proposer un retour volontaire assisté, une option contestée par leurs défenseurs.
Les autorités de la République démocratique du Congo assurent que cet accueil reste temporaire et que chaque dossier sera examiné individuellement. Mais cette coopération internationale alimente les inquiétudes sur le respect des droits fondamentaux des migrants.

