Le géant brassicole Heineken a officialisé, le 11 avril 2026, son retrait de la République démocratique du Congo. Après plus de quatre décennies comme actionnaire majoritaire de sa filiale Bralima, le groupe cède ses parts à Elna Holdings.
Les trois sites industriels de Kinshasa, Kisangani et Lubumbashi poursuivront leurs activités sous pavillon mauricien, avec maintien des 731 emplois. Les marques emblématiques, dont Primus, resteront disponibles grâce à un accord de licence.
Ce désengagement s’inscrit dans une stratégie globale d’allègement des actifs, dans un contexte de baisse des ventes mondiales. Mais il traduit aussi les difficultés locales, notamment l’insécurité persistante dans l’est du pays, où une usine avait été brièvement occupée en 2025.
Présent depuis 1923, le groupe néerlandais aura profondément marqué le paysage brassicole congolais. Son départ symbolise un tournant, entre recomposition industrielle et incertitudes économiques.
