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Centre et Nord du Mali : vers une nouvelle cartographie du pouvoir ?

Lundi 11 Mai 2026 - 23:00

Entre attaques armées, présence russe et montée des groupes rebelles, le Mali traverse une grave crise d’autorité.


Bina Diarra, dit Al-Bambari. JNIM, Mali.
Bina Diarra, dit Al-Bambari. JNIM, Mali.
 

La semaine du 4 au 10 mai 2026 montre à quel point la situation sécuritaire et politique reste difficile au Mali. Entre les attaques jihadistes dans le Centre du pays, les activités du Front de Libération de l’Azawad (FLA) dans le Nord et le renforcement de la coopération militaire avec la Russie à Bamako, plusieurs forces influencent aujourd’hui la situation du pays.
 

L’attaque des villages de Kori-Kori et Gomossogou, dans le pays dogon, qui a fait plusieurs dizaines de morts parmi les civils et les chasseurs traditionnels dozos, relance le débat sur la protection des populations. Malgré les opérations des Forces armées maliennes (FAMa) et de leurs partenaires russes, les violences continuent dans plusieurs zones du Centre. Dans certaines localités, des habitants cherchent eux-mêmes des solutions pour survivre, parfois en passant des accords locaux avec des groupes armés afin d’éviter de nouvelles attaques.
 

Dans le même temps, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) semble vouloir renforcer son influence. À travers plusieurs messages récents, le mouvement ne parle plus seulement d’actions militaires. Il cherche aussi à montrer qu’il peut imposer ses règles dans certaines zones, contrôler des routes et influencer la vie locale. Cette stratégie donne l’image d’un groupe qui veut apparaître comme une véritable autorité dans certaines régions.
 

Au Nord du Mali, le FLA cherche également à renforcer sa présence politique et diplomatique. Le mouvement multiplie les déclarations et les actions de communication pour consolider son influence, notamment autour de Kidal. Cette évolution montre que les groupes armés ne se limitent plus aux combats, mais cherchent aussi à gagner du poids sur le plan politique.
 

De son côté, le pouvoir de transition continue de miser sur l’appui russe pour renforcer la sécurité. L’arrivée de nouveaux éléments de l’Africa Corps autour de Bamako est présentée comme un moyen de protéger les institutions et de stabiliser le pays. Mais cette coopération soulève aussi des questions sur la capacité du Mali à assurer seul sa sécurité à long terme.
 

Au final, la crise malienne montre surtout un affaiblissement progressif de l’autorité de l’État. Entre les groupes jihadistes, les mouvements armés du Nord, les partenaires étrangers et le pouvoir central, plusieurs acteurs exercent aujourd’hui une influence sur différentes parties du territoire. Cette situation montre les difficultés de Bamako à reprendre totalement le contrôle du pays.

 
 
 
Félix N'Guessan

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