15 avril 1974 – 15 avril 2026 : 51 ans après, le récit poignant de l’assassinat d’Aïssata Diori

Jeudi 16 Avril 2026 - 14:00

51 ans après, la fille d’Aïssata Diori revient sur la nuit du coup d’État de 1974 au Niger, marquée par l’assassinat de sa mère.


Aïssata Diori (à gauche).
Aïssata Diori (à gauche).
 

Dans la nuit du 14 au 15 avril 1974, le Niger bascule dans la violence. Lors d’un coup d’État, Aïssata Diori, Première Dame, est assassinée au palais présidentiel. Cinquante et un ans plus tard, sa fille, Hado Ramatou Dioro Hamani, livre un témoignage bouleversant sur cette nuit qui a marqué à jamais sa famille et tout un pays.
 

À l’époque étudiante en médecine à Abidjan, elle venait tout juste de rejoindre Niamey pour les vacances de Pâques. Accueillie chaleureusement par sa mère, elle ne se doute pas que ces retrouvailles seront les dernières. La soirée s’écoule paisiblement, entre discussions familiales, jusqu’aux premières heures du matin.
 

Vers deux heures, le calme vole en éclats. Des tirs retentissent, des blindés encerclent le palais. Très vite, l’évidence s’impose : un coup d’État est en cours. La confusion gagne les lieux, les membres de la famille se regroupent, tandis que les communications sont coupées.
 

Le récit bascule alors dans l’horreur. Une grenade explose, des rafales de mitraillette éclatent. Plusieurs proches sont touchés. Dans ce chaos, Aïssata Diori se précipite vers ses enfants blessés. Mortellement atteinte à la baïonnette, elle succombe quelques minutes plus tard, consciente jusqu’à son dernier souffle.
 

Selon le témoignage, l’attaque aurait été minutieusement préparée, impliquant notamment le commandant Sani Souna Sido, alors proche de la famille. Les assaillants, décrits comme déterminés, auraient agi sur ordre, dans une opération visant directement le pouvoir en place.
 

Au-delà du drame familial, cet assassinat symbolise l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire politique nigérienne. Aujourd’hui encore, la douleur reste intacte pour les survivants. « Le temps atténue les blessures, mais ne change rien au souvenir », confie Hado Ramatou, gardienne d’une mémoire à la fois intime et nationale.

 
Félix N'Guessan

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