L’opération portait sur deux instruments à court terme : des bons assimilables du Trésor à 91 jours et à 182 jours. L’engouement des investisseurs a été particulièrement marqué, avec des soumissions globales atteignant 95,7 milliards de FCFA, soit près de cinq fois le montant proposé.
Sur la tranche à trois mois, les investisseurs ont soumis 44,7 milliards de FCFA. Le Trésor béninois en a retenu 12 milliards, avec un rendement moyen pondéré de 3,20 %. Pour la tranche semestrielle, les offres ont atteint 51 milliards de FCFA, dont 10 milliards retenus à un rendement moyen de 3,56 %.
Cette forte demande illustre la confiance des marchés dans la signature souveraine béninoise, mais aussi l’abondance de liquidités disponibles dans la zone UEMOA. Les rendements proposés, compris entre 3,2 % et 3,6 %, demeurent attractifs pour les investisseurs à la recherche de placements sûrs à court terme.
La Côte d’Ivoire s’est imposée comme le principal souscripteur de cette opération, devant le Bénin lui-même. D’autres pays de la sous-région, dont le Sénégal, le Burkina Faso et le Mali, ont également participé, sans toutefois voir leurs offres retenues.
Dans un contexte régional marqué par des besoins croissants de financement public, cette adjudication réussie renforce la capacité du Bénin à mobiliser rapidement des ressources sur le marché financier régional tout en conservant des coûts d’emprunt relativement maîtrisés.

