Douze ans après l’enlèvement de 276 lycéennes à Chibok, dans l’État de Borno, au nord-est du Nigeria, plus de 80 jeunes filles demeurent introuvables. Si plusieurs captives ont été libérées ou ont réussi à s’échapper au fil des années, de nombreuses familles vivent toujours dans l’angoisse.
Certaines mères, comme Ruth, continuent de lancer des appels désespérés, espérant revoir un jour leurs enfants. « Je ne fais que pleurer », confie-t-elle, implorant une mobilisation internationale.
Pour les rescapées, le retour est souvent douloureux. Rejet social, difficultés familiales et promesses non tenues du gouvernement compliquent leur réinsertion. Plusieurs d’entre elles, parfois mères d’enfants nés en captivité, peinent à reprendre une vie normale.
L’enlèvement, revendiqué par Boko Haram, avait suscité une vague mondiale d’indignation portée par la campagne #BringBackOurGirls. Mais aujourd’hui, l’attention s’est estompée, alors que les enlèvements se poursuivent dans la région.
Malgré les opérations militaires, l’insécurité persiste dans le nord du pays, laissant planer une ombre durable sur le sort des disparues.

