Une affaire de contravention de circulation survenue à Angré, dans la commune de Cocody, suscite depuis plusieurs jours une vive polémique sur les réseaux sociaux et a conduit à l’ouverture d’une enquête par le Parquet militaire d’Abidjan.
Tout est parti du témoignage d’un automobiliste qui affirme avoir été verbalisé le 21 avril 2026 pour usage de téléphone au volant. Dans sa publication, largement relayée, il décrit une procédure qu’il juge confuse, marquée par de nombreux déplacements entre les services administratifs et des difficultés liées au paiement de l’amende de 10 000 FCFA.
Selon ses déclarations, la contravention qui lui a été remise ne comporterait pas de cachet officiel, ce qui aurait entraîné son rejet au niveau du Trésor public. Le plaignant évoque également des difficultés à retrouver l’agent verbalisateur, rendant, selon lui, le règlement de la situation particulièrement complexe.
Face à la viralité de ces accusations, le Parquet militaire d’Abidjan s’est saisi du dossier. Dans un communiqué publié sur sa page Méta, le 6 mai 2026, l’institution judiciaire indique avoir ouvert une enquête afin de faire toute la lumière sur les faits. Le plaignant a été entendu par le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal militaire d’Abidjan.
L’agent de police mise en cause, une policière, a quant à elle été interpellée par sa hiérarchie dès la survenance des faits et devra répondre des accusations dans le cadre de l’enquête en cours. Celle-ci devra permettre de vérifier les conditions de verbalisation, la conformité des documents administratifs et les procédures suivies.
Le Parquet militaire rappelle que la transparence, le respect des procédures et la confiance entre forces de sécurité et citoyens demeurent des principes essentiels, et assure que toutes les responsabilités seront situées à l’issue des investigations.
