La Côte d’Ivoire affine sa stratégie pour les grandes conférences environnementales internationales prévues en 2026. Le 30 avril, à Abidjan-Plateau, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a officiellement lancé les activités préparatoires en vue de la participation ivoirienne aux trois Conférences des Parties (COP) consacrées à la désertification, à la biodiversité et au climat.
Trois rendez-vous majeurs rythmeront cet agenda : la COP17 sur la désertification, du 17 au 28 août à Oulan-Bator (Mongolie), la COP17 sur la biodiversité, du 19 au 30 octobre à Erevan (Arménie), et la COP31 sur le climat, du 9 au 20 novembre à Antalya (Turquie). Pour les autorités, ces rencontres doivent aller au-delà du cadre diplomatique et produire des retombées concrètes.
Face aux effets du dérèglement climatique, le pays se sait vulnérable. Selon le ministre, la Côte d’Ivoire pourrait perdre jusqu’à 13 % de son PIB et voir 1,6 million de personnes basculer dans la pauvreté d’ici 2050 sans actions fortes. D’où l’ambition de porter un plaidoyer axé sur l’accès aux financements internationaux et le transfert de technologies.
Plusieurs secteurs sont ciblés : énergies renouvelables, agriculture durable, transport, tourisme et développement des crédits carbone. Le gouvernement met également en avant ses initiatives, comme le projet de Paiement des Réductions d’Émissions autour du parc national de Taï, qui a mobilisé 23 millions de dollars au profit des communautés locales.
Pour 2026, la participation ivoirienne se veut plus stratégique. Des équipes dédiées au suivi des engagements seront mises en place, ainsi que des plateformes d’échange et des pavillons nationaux pour accueillir des événements parallèles. À travers cette approche, Abidjan entend faire des COP de véritables leviers de développement durable et renforcer sa voix sur la scène environnementale mondiale.

