La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans la modernisation de ses infrastructures de transport. Le 19 juin 2026, à Bakou, le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, et le président du Groupe de la Banque islamique pour le développement (BID), Dr. Muhammad Sulaiman Al Jasser, ont signé un accord de financement d’environ 130 milliards FCFA destiné à la construction du tronçon Tafiré-Ferkessédougou.
Long d’environ 60 kilomètres, ce segment constitue une pièce essentielle du corridor autoroutier reliant Abidjan aux frontières du Burkina Faso et du Mali. Avec ce nouvel engagement, la contribution globale de la BID à ce vaste projet atteint près d’un milliard de dollars, témoignant de la confiance du partenaire financier dans la stratégie ivoirienne de développement des infrastructures.
Au-delà de la construction d’une route, le projet porte une ambition économique régionale. Il vise à fluidifier les échanges commerciaux entre la Côte d’Ivoire et les pays de l’hinterland, tout en renforçant le rôle du Port autonome d’Abidjan comme principal hub logistique de l’espace ouest-africain.
Inscrite parmi les priorités du Plan national de développement (PND) 2026-2030, cette infrastructure devrait également favoriser la mobilité des personnes et des biens, réduire les coûts de transport et stimuler l’activité économique dans les zones traversées.
« Les infrastructures de transport structurent durablement l’économie d’un pays », a souligné Souleymane Diarrassouba. Selon lui, le corridor Tafiré-Ferkessédougou contribuera à renforcer la compétitivité de l’économie ivoirienne, à accélérer l’intégration sous-régionale et à ouvrir de nouvelles perspectives de développement pour les territoires concernés.





