Le Groupe d’action financière (GAFI) a décidé de retirer l’Algérie de sa liste grise, saluant les réformes engagées depuis 2024 en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. La décision, prise lors d’une plénière tenue au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques à Paris, marque la fin d’un processus de surveillance renforcée entamé il y a près de deux ans.
Selon le GAFI, l’Algérie a pleinement mis en œuvre le plan d’action convenu, levant ainsi les principales insuffisances relevées dans son dispositif financier. La délégation algérienne, conduite par le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque d’Algérie, a participé aux travaux ayant abouti à cette décision, considérée comme une étape majeure pour la crédibilité économique du pays.
Depuis son inscription sur la liste grise en 2024, Alger a engagé une série de réformes structurelles. La révision de la législation sur la lutte contre le blanchiment de capitaux a introduit une approche basée sur les risques, renforcé la transparence des transactions et élargi les pouvoirs d’enquête des autorités. Le pays a également accru le contrôle des flux financiers sensibles et interdit l’usage des actifs virtuels.
Les réformes ont touché plusieurs secteurs, notamment les professions juridiques et le système commercial, avec la numérisation progressive des études notariales et la création de bases de données centralisées. Ces mesures visent à améliorer la traçabilité des opérations et à renforcer la transparence financière.
Pour le GAFI, l’Algérie a « substantiellement achevé » les engagements pris, ouvrant la voie à cette levée de surveillance. Au-delà de l’aspect réglementaire, cette décision devrait renforcer la confiance des investisseurs, faciliter les transactions internationales et améliorer l’accès du pays aux financements extérieurs.
Dans un contexte de diversification économique, cette sortie de la liste grise constitue un signal positif pour l’Algérie, qui cherche à attirer davantage d’investissements hors hydrocarbures et à moderniser son système financier.





