L’AS Roma aborde un tournant financier délicat. Engagé depuis 2022 dans un accord avec l’UEFA pour non-respect du fair-play financier, le club italien doit générer près de 80 millions d’euros de plus-values d’ici juin 2026. Une équation compliquée, aggravée par l’absence de qualification en Ligue des champions.
Malgré des efforts notables — réduction des coûts et hausse des revenus commerciaux, notamment grâce aux ventes de maillots de Paulo Dybala — les comptes restent fragiles. Le déficit a atteint plus de 80 millions d’euros lors du dernier exercice, tandis que la dette nette continue de grimper.
Dans ce contexte, plusieurs cadres pourraient être sacrifiés. Parmi eux, Evan Ndicka apparaît comme une pièce maîtresse. Estimé entre 40 et 45 millions d’euros, le défenseur ivoirien s’est imposé comme l’un des piliers de la défense romaine et attire déjà de nombreuses convoitises.
En tête des prétendants figure Manchester United. Le club anglais, en quête de stabilité défensive, suit de près le profil de Ndicka, d’autant plus que ses arrières centraux sont fragilisés par les blessures.
Champion d’Afrique 2023 avec la Côte d’Ivoire, Ndicka incarne aujourd’hui un enjeu double : sportif et financier. Son transfert pourrait non seulement marquer un tournant dans sa carrière, mais aussi contribuer à soulager les finances d’un club en quête d’équilibre.

