Réuni le 24 avril 2026 à Bobo-Dioulasso, le Conseil des ministres du Burkina Faso a franchi une étape stratégique en adoptant un projet de loi portant organisation d’une réserve militaire nationale. Le texte, désormais transmis à l’Assemblée législative du Peuple, s’inscrit dans un contexte de lutte prolongée contre l’insécurité et les groupes armés.
Porté par le gouvernement du capitaine Ibrahim Traoré, ce projet vise à renforcer les capacités opérationnelles sans alourdir durablement les effectifs des Forces armées nationales du Burkina Faso. Il s’appuie sur l’expérience des Volontaires pour la défense de la Patrie, tout en introduisant un cadre plus structuré et pérenne.
La future réserve reposera sur deux composantes. La première regroupera d’anciens militaires immédiatement mobilisables en cas de crise. La seconde ciblera des civils, formés progressivement pour constituer un vivier opérationnel à moyen terme. Cette architecture vise à élargir la base humaine de la défense nationale, tout en répondant aux mutations rapides de l’environnement sécuritaire sahélien.
Présenté comme un pilier de la doctrine de la Révolution progressiste populaire, ce dispositif traduit la volonté des autorités de Ouagadougou d’inscrire la défense dans une logique participative et durable. Reste désormais l’examen parlementaire, ultime étape avant une mise en œuvre attendue sur le terrain.

