À Rabat, la Conférence annuelle de l’Association des Sénats d’Afrique s’est achevée sur une transition symbolique et stratégique. Après deux années à la tête de l’institution, Kandia Camara a passé le relais au Marocain Mohamed Ould Errachid. Un changement de gouvernance qui marque une nouvelle étape pour cette organisation encore jeune, mais désormais solidement ancrée dans le paysage institutionnel africain.
Sous la présidence ivoirienne, l’Association a connu une expansion notable, passant d’un noyau restreint à près d’une vingtaine d’États membres. De l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique australe, en passant par le Nord et le Centre, l’organisation s’est ouverte à une diversité linguistique et politique inédite. Cette dynamique traduit une diplomatie parlementaire en plein essor, portée par l’engagement des États et soutenue par des figures clés comme Alassane Ouattara.
Les assises de Rabat ont également permis d’adopter des réformes structurantes : clarification des modalités d’adhésion, fixation du mandat présidentiel à deux ans et renforcement de l’architecture administrative. Autant de mesures destinées à consolider la crédibilité de l’institution.
Dans ce contexte, le Maroc, sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, s’affirme comme un acteur clé du rapprochement africain, notamment à travers la coopération Sud-Sud. Désormais président, Mohamed Ould Errachid hérite d’un outil renforcé, appelé à jouer un rôle accru face aux défis sécuritaires, économiques et climatiques du continent.

