À quelques jours du scrutin du 12 avril, le Bénin met en place un dispositif de surveillance électorale sans précédent, associant société civile et partenaires régionaux. La Plateforme électorale des organisations de la société civile, forte de plus de 250 membres, a déployé un vaste réseau d’observateurs sur l’ensemble du territoire.
Dès la phase préélectorale, des moniteurs ont été installés dans toutes les communes afin de signaler la moindre irrégularité. Selon son coordonnateur, Landry Ganyé, le dispositif repose sur 17 moniteurs, 40 formateurs et 1 200 observateurs fixes, auxquels s’ajoutent 511 observateurs itinérants chargés de couvrir les zones sensibles.
Au-delà de la surveillance, la plateforme mise également sur la prévention des tensions. Des campagnes d’éducation civique et électorale sont menées dans tout le pays, en collaboration avec les leaders communautaires, les forces de défense et les représentants politiques. L’objectif est de favoriser un climat apaisé et d’encourager une participation pacifique au vote.
Le jour du scrutin, le dispositif sera centralisé autour d’une salle de situation électorale structurée en quatre chambres : technique, analyse, réponse et coordination. Ce système doit permettre de traiter rapidement les incidents signalés sur le terrain et d’apporter des solutions en temps réel.
En parallèle, la CEDEAO a déployé une mission d’observation de longue durée composée de quinze experts. Présents du nord au sud du pays, ils suivent la campagne électorale, rencontrent les acteurs politiques et échangent avec la société civile. Leur mission prépare également l’arrivée d’une délégation de haut niveau conduite par l’ancien président ghanéen Nana Akufo-Addo.
Entre engagement citoyen et accompagnement régional, le Bénin s’appuie sur un maillage dense d’acteurs pour garantir la transparence du scrutin et consolider la crédibilité de son processus démocratique.

