À Grand-Bassam, le chantier du futur Centre national de radiothérapie et d’oncologie médicale (CNROM) progresse à un rythme soutenu. En visite d’inspection ce jeudi 9 avril 2026, le ministre de la Santé, Pierre Dimba, est venu s’assurer du respect du calendrier et lever les derniers obstacles techniques avant la livraison prévue en juin.
Aux côtés de Jean-Louis Moulot, le ministre a échangé avec les équipes mobilisées sur ce chantier d’envergure, symbole des ambitions sanitaires du pays. Implanté sur cinq hectares, le futur centre, fruit d’une coopération avec la Corée du Sud, ambitionne de devenir une référence en Afrique subsaharienne.
Avec plus de 200 lits et un plateau technique de pointe – scanners, IRM, unités de radiothérapie et greffe de moelle osseuse – le CNROM offrira une prise en charge complète du cancer. Un saut qualitatif majeur pour un système de santé encore confronté à des délais d’attente pouvant atteindre un mois.
L’enjeu est clair : réduire ces délais à une semaine, améliorer les chances de guérison et limiter les coûteuses évacuations sanitaires vers l’étranger. « Tous les équipements nécessaires seront disponibles sur place », a assuré Pierre Dimba.
Ce projet s’inscrit dans la vision du président Alassane Ouattara, qui entend doter la Côte d’Ivoire d’infrastructures sanitaires aux standards internationaux. Au-delà des équipements, c’est toute une politique de santé tournée vers le diagnostic précoce et l’accès équitable aux soins qui se dessine.
Si la livraison est attendue en juin 2026, les autorités visent une inauguration avant la fin de l’année. Un calendrier ambitieux, à la mesure d’un projet appelé à transformer durablement la lutte contre le cancer en Côte d’Ivoire.

