À l’approche de la Coupe du monde 2026, le Ghana avance sur une ligne de crête. La rupture avec Otto Addo, actée après une série de contre-performances, a plongé les Black Stars dans une zone d’incertitude au pire moment possible. Les lourdes défaites face à l’Autriche puis à l’Allemagne ont précipité une décision devenue inévitable, laissant une sélection en quête de repères à quelques semaines d’un rendez-vous planétaire.
Dans ce contexte tendu, la fédération ghanéenne explore plusieurs pistes pour reprendre en main une équipe appelée à affronter des adversaires redoutables comme l’Angleterre, la Croatie et le Panama. Parmi les noms évoqués, celui de Walid Regragui suscite autant d’intérêt que de réserves.
Le technicien marocain, auréolé de son parcours remarqué avec le Maroc lors du dernier Mondial, ne fait pourtant pas l’unanimité au Ghana. Certaines voix influentes du paysage sportif local expriment des doutes sur sa capacité à s’intégrer dans l’environnement des Black Stars. Au-delà des considérations purement tactiques, des interrogations émergent sur son profil et sa personnalité, jugés par certains comme peu compatibles avec le contexte ghanéen.
Ces critiques traduisent une défiance plus large, révélatrice des tensions qui entourent ce choix stratégique. D’autant que, de son côté, Regragui ne semble pas particulièrement pressé de s’engager, préférant prendre le temps d’évaluer ses options avant de trancher sur sa prochaine destination.
Face à cette équation complexe, d’autres profils circulent. Les noms de Marc Brys, Desmond Ofei, Kwesi Appiah ou encore Tom Saintfiet alimentent les discussions en interne. Quant à Hervé Renard, également évoqué un temps, sa situation actuelle en Arabie saoudite rend son arrivée improbable.
Le Ghana n’a désormais plus le luxe du temps. À l’approche du Mondial, le choix du futur sélectionneur apparaît comme un tournant décisif. Entre urgence sportive et débats internes, les Black Stars jouent déjà une partie cruciale en dehors du terrain.

