La crise qui secoue l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) entre dans une phase décisive. Le 21 avril 2026, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a reçu le comité ad hoc chargé d’organiser un congrès de sortie de crise, institué à la suite d’une décision judiciaire rendue le 17 avril.
Cette rencontre marque une reconnaissance officielle de ce comité par la tutelle. « Nous les avons adoubés, puisque c’est une décision de justice qui s’impose à tous », a affirmé le ministre, appelant à une action rapide pour mettre fin à des mois de tensions internes.
Composé d’anciens présidents de l’UNJCI et de représentants d’institutions clés du secteur, le comité affiche une volonté d’inclusivité. Parmi ses membres figurent des figures expérimentées comme Yao Noël, Honorat De Yedagne, Mam Camara, Amos Beonaho et Moussa Traoré, aux côtés d’acteurs de la régulation et des organisations professionnelles.
Au cœur de leur mission : l’organisation d’un congrès ouvert à tous les journalistes, perçu comme l’étape essentielle pour restaurer la cohésion et relancer l’organisation. Le ministre a insisté sur la nécessité de privilégier le consensus et l’intérêt collectif. « Ils n’ont pas le droit de laisser mourir leur organisation pour des ambitions personnelles », a-t-il prévenu.
Avec cet appui officiel, l’UNJCI semble engagée sur la voie d’un renouveau, où dialogue et responsabilité pourraient enfin refermer la parenthèse de la crise.

