La vie nocturne du Caire connaît un bouleversement inédit. Depuis début avril, les commerces ferment plus tôt : 21h en semaine et 22h le week-end. Cette mesure, imposée pour limiter la flambée des coûts de l’énergie liée au conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, transforme le visage de la capitale égyptienne.
Pour les commerçants, l’impact est immédiat. « Nos ventes ont chuté de 60 % car nous vivons de l’activité nocturne. Toute l’Égypte travaille la nuit. Maintenant, à 21h, nous devons fermer », témoigne Mohamed Mahmud, gérant d’un magasin de chaussures. Dans les rues, l’atmosphère est plus calme, les boutiques ferment précipitamment et l’activité économique ralentit, affectant particulièrement les petites entreprises et le secteur informel.
Certains commerçants tentent toutefois de positiver. « Les clients vont s’adapter et faire leurs achats plus tôt. Cette décision est nécessaire », explique Essam Farid. Ces mesures s’inscrivent dans un contexte économique tendu : inflation élevée, monnaie dépréciée et forte dépendance aux importations d’énergie.
Derrière ces restrictions, l’objectif est clair : éviter une crise énergétique plus profonde. Mais pour les habitants du Caire, c’est tout un mode de vie qui change. La ville, autrefois animée jusqu’au petit m

