Dans le département d’Arrah, la tension monte dans la filière café-cacao. Les coopératives agricoles alertent sur l’accumulation de stocks de cacao toujours non évacués, malgré les engagements des structures de régulation. Selon les responsables locaux, sur environ 290 tonnes initialement recensées, une faible quantité a été effectivement enlevée, laissant le reste exposé aux intempéries et à une dégradation progressive de la qualité.
Réunis en conférence de presse, les acteurs coopératifs dénoncent une situation qui fragilise fortement leurs activités. Magasins saturés, sacs entreposés à l’air libre, pertes de poids : les conséquences économiques deviennent lourdes pour les producteurs déjà sous pression. Ils évoquent également des retards de paiement persistants et des coopératives absentes des listes d’enlèvement établies par le Conseil du café-cacao.
Au-delà du stockage, les opérateurs appellent à une clarification des mécanismes de gestion de la filière et au respect du prix d’achat fixé à 2 800 FCFA le kilogramme. Pour eux, l’urgence est double : écouler les stocks et rétablir la confiance dans une chaîne de valeur fragilisée. Dans un contexte où les charges financières s’accumulent, les coopératives plaident pour des solutions rapides afin d’éviter une crise plus profonde dans la zone productrice.

