Suite au décès de Guillaume Houphouët-Boigny, survenu le 12 mars 2026 à l’âge de 88 ans, Nanan Boigny N’Dri III, membre de la famille du premier président ivoirien Félix Houphouët-Boigny, Dr Augustin Thiam a apporté des précisions sur les conditions de l’inhumation de Guillaume Houphouët-Boigny, dont les démarches ont été entreprises dans le strict respect des us et coutumes et des dernières volontés du disparu, pour être inhumé à Adaou, dans le département d’Abengourou, village de sa mère.
Une forte délégation de Yamoussoukro, sur instruction de Nanan Boigny N’Dri III, chef central des Akouè, s’est rendue à Abidjan le dimanche 22 mars pour présenter les condoléances à la famille endeuillée, en témoignage de sa solidarité suite au décès de Guillaume Houphouët-Boigny.
Ainsi, Nanan Boigny N’Dri III, chef des Akouè et petit-fils du premier président ivoirien Félix Houphouët-Boigny, a apporté des précisions sur les conditions de l’inhumation de Guillaume Houphouët-Boigny, dont les démarches ont été entreprises dans le strict respect des us et coutumes et selon les dernières volontés du disparu, pour être inhumé à Adaou, dans le département d’Abengourou, village de sa mère.
Il a ainsi fait comprendre que cette décision n’est pas une première mais émane de la tradition. « Ce n’est pas une première. Le président Félix Houphouët-Boigny lui-même a été inhumé dans le village de sa mère. Aujourd’hui, c’est la même chose », a-t-il déclaré.
Le chef central des Akouè, petit-fils d’Houphouët-Boigny, a alors annoncé qu’il prendra part à cette ultime étape, accompagné de quelques chefs traditionnels.
Face à la disparition du fils de Félix Houphouët-Boigny, Guillaume Houphouët-Boigny, Nanan Boigny N’Dri III, chef de canton des Akouè et petit-fils d’Houphouët, par ailleurs ministre-gouverneur du District autonome de Yamoussoukro, s’est engagé dans l’organisation des obsèques. En outre, dès l’annonce de la triste nouvelle, il s’est tout de suite rendu auprès de la famille pour participer activement aux différentes réunions afin d’organiser les obsèques.
« La famille m’a informé en tant que membre. Je suis chef, donc je me suis immédiatement déplacé pour vérifier l’information. Après confirmation, je suis resté sur place et je participe depuis aux réunions pour la préparation des funérailles », a-t-il confié.
Ainsi, sur ses instructions, une importante délégation de 110 personnes de Yamoussoukro s’est rendue à Abidjan dans le cadre du programme des obsèques, marqué notamment par la journée de présentation des condoléances du dimanche 22 mars 2026.
Ladite délégation, qui se voulait apolitique et représentative de toutes les couches sociales de la ville, était composée des chefs traditionnels de Yamoussoukro (Akouè et Nananfouè), des chefs baoulé résidant dans la ville, des représentants des communautés allochtones et allogènes, du personnel du District autonome, des associations de femmes et de jeunes, ainsi que des guides religieux, avec à leur tête l’imam de la grande mosquée de Yamoussoukro.
Selon Dr Augustin Thiam, au-delà des hommages, ce décès ravive le sentiment d’une perte progressive au sein de la grande famille Houphouët-Boigny. À le suivre, Guillaume était le dernier fils biologique de Félix Houphouët-Boigny ; il ne reste désormais qu’une seule fille parmi les enfants directs.
« Nous sommes en train de perdre une partie importante de notre histoire. La famille se réduit progressivement. Il reste très peu d’enfants directs », a regretté Nanan Boigny N’Dri III.
Kouadio Raphaël, directeur de cabinet du District autonome de Yamoussoukro, a indiqué que cette délégation a été constituée pour refléter la diversité de leur société et montrer que ce deuil concerne toute la communauté.
Cette dynamique collective traduit l’attachement de la ville aux valeurs de solidarité, de respect des traditions et d’unité. Les obsèques se poursuivront dans les jours à venir avec une messe de requiem, suivie de l’inhumation qui se déroulera dans la stricte intimité familiale.
Hortense LouBia

