À Bouaflé, une initiative ambitieuse entend transformer les défis du secteur minier en opportunités pour la jeunesse rurale. À l’Institut Paul le Semeur, 100 jeunes issus de 15 villages impactés par l’exploitation minière suivent une formation intensive aux métiers agricoles, sous l’impulsion du Comité de Développement Local Minier de Yaouré.
Ce programme, financé par Perseus Mining, s’inscrit dans le cadre du Code minier ivoirien qui impose aux compagnies extractives de soutenir le développement local. Pour le coordonnateur, le Dr Tanoh Kouamé Perèze, l’objectif est clair : offrir des alternatives durables à une jeunesse confrontée à la raréfaction des terres agricoles et à l’accès limité à l’emploi.
Répartis en trois filières — production végétale, élevage et pisciculture — les bénéficiaires acquièrent des compétences pratiques et directement exploitables. De la culture du manioc et de la banane plantain à l’aviculture moderne, en passant par l’élevage du tilapia, la formation allie théorie, pratique et immersion sur le terrain.
Au-delà des apprentissages techniques, l’accent est mis sur la rigueur, l’hygiène et la gestion des exploitations. Un suivi post-formation d’un an est également prévu afin d’assurer la pérennité des activités.
À travers ce programme, le CDLM-Yaouré mise sur l’autonomisation des jeunes et la consolidation d’un tissu économique local capable de coexister avec l’activité minière.
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