La tension reste vive dans la préfecture de Siguiri, quelques jours après les violents affrontements survenus entre Kolenda (Guinée) et Danka (Mali), suivis de l’assassinat du jeune chasseur Mamby Diallo. Ce drame, qui a coûté la vie à un homme d’environ 30 ans, marié et père de deux enfants, continue d’alimenter colère et incompréhension au sein des populations locales.
Ce dimanche 12 avril 2026, les femmes de Kolenda sont massivement descendues dans les rues pour exprimer leur indignation. Foulards rouges sur la tête, munies de gourdins et d’objets symboliques, elles ont dénoncé la dégradation de la situation sécuritaire et appelé à une intervention urgente des autorités.
Selon les témoignages recueillis, le jeune Mamby Diallo aurait été tué par des individus armés non identifiés venus de Danka, côté malien. Un autre habitant aurait été légèrement blessé lors de l’attaque. Ce nouvel épisode de violence a profondément choqué la communauté, déjà fragilisée par des tensions récurrentes dans cette zone frontalière.
Au cœur de la mobilisation, les manifestantes réclament également la matérialisation effective de la frontière entre la Guinée et le Mali, qu’elles considèrent comme une solution durable pour prévenir de nouveaux conflits. Elles interpellent directement les autorités, appelant à l’implication du président Mamadi Doumbouya.
Ce drame intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par des affrontements survenus le 8 avril autour d’un site aurifère exploité depuis plusieurs décennies. Depuis, la peur s’est installée dans les villages frontaliers, où les populations vivent dans l’attente de mesures concrètes.
Pour l’heure, aucune réponse visible des autorités des deux pays n’a été constatée sur le terrain. La situation reste donc explosive, tandis que les appels à une désescalade urgente se multiplient.

