À Abidjan, la 14ᵉ édition du Marché des arts du spectacle africain (MASA) s’ouvre sous le signe d’une mise en scène où la culture devient langage diplomatique. Invité d’honneur, le Maroc y impose une présence pensée comme une vitrine stratégique, entre création artistique et projection économique.
Portée par une forte délégation officielle, avec notamment Alassane Ouattara et des représentants marocains de haut niveau, dont Mohamed Mehdi Bensaïd et Othman El Ferdaous, la cérémonie d’ouverture a mis en lumière une coopération culturelle en pleine expansion entre Rabat et Abidjan.
Sur scène, les rythmes gnaoua et les performances de Haj Said Berrada ont incarné cette diversité artistique marocaine, prolongée par une exposition immersive baptisée « Trésors du Maroc ». Caftans, zellige, gastronomie et artisanat du Sahara y composent un récit culturel total, pensé comme un produit d’exportation autant qu’une identité.
Au-delà du spectacle, le Maroc assume une stratégie claire : faire des arts vivants un marché structuré, où la création devient levier de coopération et d’influence. Dans les coulisses du MASA, les échanges B2B et les rencontres professionnelles confirment cette ambition de positionner la culture comme un secteur économique à part entière sur le continent africain.

