Une étude publiée par Blueprint DNA Organization, spécialisée dans les analyses génétiques au Ghana et à l’international, révèle des résultats marquants issus de tests de paternité effectués en 2025. Le rapport s’appuie sur 499 cas anonymisés traités entre janvier et décembre 2025, offrant un aperçu des tendances nationales en matière de recours aux tests ADN.
Selon les données publiées, environ 42,3 % des cas analysés n’ont pas confirmé la paternité biologique des hommes testés. Une analyse par enfant montre également un taux d’exclusion de 37,7 %. L’étude indique que plus de 80 % des tests proviennent des régions du Grand Accra et d’Ashanti, deux zones fortement représentées dans les demandes.
Le rapport souligne aussi que la majorité des tests, soit 87 %, sont réalisés pour des raisons personnelles plutôt que dans un cadre judiciaire ou administratif. Les chercheurs notent par ailleurs que les cas impliquant des enfants plus âgés ou des tests effectués tardivement présentent des taux d’exclusion plus élevés.
Sur le plan régional, les résultats montrent des variations importantes, avec des taux d’exclusion d’environ 38 % dans les zones les plus actives contre plus de 50 % dans d’autres régions. Ces écarts interrogent sur les dynamiques sociales et familiales associées à la demande croissante de tests ADN dans le pays.
L’organisation recommande un renforcement de la sensibilisation et du dépistage précoce, ainsi qu’une meilleure intégration des tests ADN dans les dispositifs de santé et de cohésion sociale.
