e Tchad a annoncé l’envoi de 1 500 policiers en Haïti dans le cadre de la nouvelle Force de répression des gangs (FRG), appelée à remplacer la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), jusque-là dirigée par le Kenya. Ce déploiement intervient dans un contexte sensible, marqué par de graves accusations d’exploitation et d’atteintes sexuelles visant des membres de la mission sortante.
Selon un rapport des Nations unies, plusieurs cas impliquant des mineures ont été jugés fondés après enquête. Parmi eux figurent le viol d’une fillette de 12 ans et des abus sur des adolescentes, suscitant une vive indignation. Les dossiers ont été transmis aux autorités des pays concernés, l’ONU ne disposant pas de compétence judiciaire pour poursuivre les auteurs.
Face à ces dérives, l’ONG Human Rights Watch appelle à des mesures strictes pour la nouvelle force. Elle recommande notamment des formations renforcées sur les violences basées sur le genre, la mise en place de mécanismes d’enquête indépendants et l’application d’une politique de tolérance zéro.
Alors que la FRG doit appuyer une police haïtienne débordée par les gangs, la question de la protection des civils, en particulier des femmes et des enfants, s’impose comme un enjeu central de cette nouvelle mission.

