La tempête ne faiblit pas autour de la finale de la CAN 2025. Déclaré perdant sur tapis vert par le jury d’appel de la Confédération africaine de football, le Sénégal continue de rejeter catégoriquement une décision qui fait grincer bien au-delà de ses frontières.
À Dakar, la riposte s’organise avec méthode et détermination. Le président de la Fédération sénégalaise de football, Abdoulaye Fall, ne laisse place à aucun doute : pour lui, le sacre continental ne saurait être retiré sur la base d’un forfait contesté. Derrière cette posture, une conviction affichée, presque inébranlable, que le droit finira par donner raison aux Lions de la Teranga.
Dans la foulée, les autorités sportives sénégalaises ont décidé de porter l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport, ultime juridiction en matière de litiges sportifs. Une démarche accompagnée d’une demande d’enquête internationale indépendante, sur fond de soupçons de corruption au sein de l’instance dirigeante du football africain.
Le front sénégalais s’élargit également avec le soutien du Comité national olympique et sportif. Son secrétaire général, Omar Diagne, a promis de mobiliser des experts en droit du sport pour renforcer l’équipe juridique déjà en place. L’objectif est clair : faire basculer la décision en faveur du Sénégal et rétablir ce qu’il considère comme une injustice.
En toile de fond, des échanges auraient eu lieu avec le président de la CAF, Patrice Motsepe. Fidèle à sa ligne, le dirigeant sud-africain aurait rappelé que l’institution qu’il dirige reste au-dessus des intérêts nationaux, dans le respect strict des règlements.
Alors que l’affaire s’apprête à entrer dans une nouvelle phase devant le TAS, une certitude demeure : la CAN 2025 n’a pas encore livré son verdict définitif. Entre bataille juridique, enjeux politiques et passions populaires, le feuilleton est loin d’être terminé.

