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Parti comme esclave, Djidji Ayôkwé revient 110 ans après en héros

Samedi 14 Mars 2026 - 22:29

Volé il y a plus d’un siècle, le Djidji Ayôkwé, tambour sacré des Atchan, a été restitué à la Côte d’Ivoire avec tous les honneurs à Abidjan.


 

C’est un jour de gloire et d’émotion que la Côte d’Ivoire a vécu ce vendredi 13 mars : le Djidji Ayôkwé, célèbre « tambour parleur » des peuples Atchan, a retrouvé sa terre d’origine après 110 ans d’exil forcé en France. Pillé par l’administration coloniale française, l’instrument sacré a été accueilli avec faste à Abidjan, dans une cérémonie marquée par la musique, les chants et la présence des plus hautes autorités du pays.
 

À son arrivée à l’aéroport Félix-Houphouët-Boigny, ministres, chefs de villages et personnalités culturelles se sont rassemblés pour rendre hommage à ce symbole ancestral. L’instrument, long de plus de trois mètres, est arrivé dans une grande caisse en bois et sera d’abord mis en acclimatation avant d’être exposé au Musée des civilisations, afin de protéger sa structure des variations climatiques.

« Pour nous, c’est un jour de joie, mais aussi un jour de fortes émotions, un jour de retrouvailles », a déclaré Nangui Magès, président du collectif des chefs Atchan. Instrument de communication et de tradition, le Djidji Ayôkwé servait autrefois à transmettre des messages rituels et à alerter les populations en cas d’événements majeurs.
 

La restitution de ce tambour, effectuée dans le cadre d’un processus diplomatique et législatif entamé depuis plusieurs années, marque un moment historique pour la Côte d’Ivoire. « Il revient avec tous les honneurs et représente la mémoire et l’identité de notre peuple », souligne A’Salfo, leader du groupe Magic System, présent lors de la cérémonie.
 

Le Djidji Ayôkwé est le premier objet d’une liste de 148 œuvres que la Côte d’Ivoire réclame à la France et à d’autres pays. Après une loi française de décembre 2020 permettant la restitution d’objets culturels africains, et une proposition de loi adoptée en juillet 2025 pour son déclassement, cet artefact historique a enfin pu rentrer chez lui, renforçant la reconnaissance et la valeur du patrimoine ivoirien.
 

Ce retour est un symbole fort : parti comme esclave, le Djidji Ayôkwé revient aujourd’hui en héros, honoré et célébré, pour que tous les Ivoiriens puissent contempler un trésor qui traverse les générations et raconte l’histoire d’un peuple.


Félix N'Guessan

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