En cette Journée mondiale contre le paludisme, les premiers résultats de la campagne de vaccination en Afrique montrent des signes encourageants. L’Ouganda, pays pilote dans le déploiement du vaccin depuis avril 2025, enregistre une hausse progressive de la couverture vaccinale chez les enfants de moins de cinq ans. Dans les centres de santé, les professionnels observent également une baisse des hospitalisations et des décès liés à la maladie, même si le paludisme reste une cause majeure de mortalité infantile.
Une mère ougandaise témoigne de l’efficacité perçue du vaccin après plusieurs doses administrées à son enfant, affirmant qu’elle n’a plus présenté de symptômes depuis. Sur le terrain, les équipes de santé communautaires jouent un rôle essentiel pour renforcer l’adhésion et lutter contre la désinformation. Certaines rumeurs continuent de circuler, notamment sur de prétendus effets secondaires graves, ce qui freine encore certaines familles. Malgré ces défis, la sensibilisation porte ses fruits, notamment dans les zones rurales où le risque de paludisme reste très élevé.
Au Kenya, les études montrent une forte adhésion au vaccin, en particulier dans les régions les plus exposées au paludisme. Les parents y expriment globalement une bonne acceptation de la vaccination. Au Cameroun, le déploiement reste plus complexe, mais les premières données indiquent une baisse de 17 % des consultations médicales chez les enfants de moins de cinq ans, tous motifs confondus.
Dix-sept pays africains participent désormais au programme de vaccination contre le paludisme soutenu par l’Organisation mondiale de la Santé. Ces pays représentent une grande partie des cas mondiaux de la maladie. L’OMS estime que la demande en vaccins pourrait atteindre jusqu’à 100 millions de doses d’ici 2030, dans un contexte où les États cherchent à réduire l’impact de l’une des maladies les plus meurtrières en Afrique. Si les premiers résultats sont encourageants, le paludisme reste un défi majeur de santé publique sur le continent, et la vaccination s’impose progressivement comme un outil complémentaire aux moustiquaires et aux traitements préventifs dans la lutte globale contre la maladie.
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